| Situés sur Chabons, au nord du périmètre de protection, mais en dehors de la Réserve naturelle de l'étang du Grand-Lemps, les terrains concernés, propriété de la collectivité, étaient très embuissonnés et ne présentaient plus un grand intérêt biologique. Deux hectares de ces anciennes prairies, fauchées à la main jusque dans les années 1950, ont alors été broyés pour restaurer ce secteur favorable aux orchidées (Liparis de Loesel) et offrir un lieu idéal pour l’accueil du public. Une des gageures, pour présenter les différents aspects de la Réserve le long d’un même aménagement, était de réussir à implanter un secteur acide dans ce milieu alcalin. Les essais ont commencé en 1999 et après quelques années, le suivi a confirmé le maintien et le développement d’une station de sphaignes sur la tourbière alcaline.
Le Jardin de Tourbières repose sur un sentier en boucle de 450 mètres de caillbotis. Il est accessible aux personnes à mobilité réduite pour que tous puissent profiter de ce "jardin japonais" écologique le long duquel sont présentés les différents faciès de végétation, des roseaux jusqu’aux fourrés inextricables de saules, en passant par les inévitables plantes carnivores … Parmi les aménagements en présence, un ponton flottant et la mise en scène d’un des trous d’eau permettant d’appréhender la formation du radeau de tourbe, la légende de la chapelle engloutie dans le puits de Baraban est expliquée et une plateforme permet de prendre un peu de hauteur et d’avoir un point de vue sur la prairie. Pour conserver à la zone tout son charme et pour qu’elle ne ressemble pas à une forêt de panneaux, les supports pédagogiques sur place sont limités pour privilégier l’observation et la rêverie. Un livret pédagogique décrit dans le détail le fonctionnement si particulier et les enjeux de cette tourbière exceptionnelle.

Objectifs
Contribuer à l'appropriation locale du site, satisfaire le public souhaitant découvrir les différents aspects de la tourbière à l’abri des dangers de terrains instables, tout en évitant que cette fréquentation n’engendre des conflits liés aux propriétés privées ou des perturbations sur l’écosystème (piétinement, dérangement de la faune), tels sont les buts recherchés par l’aménagement de ce parcours pédagogique sur caillebotis : le Jardin de Tourbières.
Ouvrir au public un aménagement en libre accès et répondant à sa demande de nature est, en effet, d’autant plus important que le classement en Réserve naturelle nationale représente un label de qualité qui va drainer de plus en plus de fréquentation d’après les enquêtes socio-touristiques.
Calendrier prévisionnel
1999 Schéma de principe du Jardin de Tourbières arrêté dans le plan d’interprétation de la Réserve
1999 Mise en place de tests d’implantation de tourbière acide en milieu alcalin
Mars 2000 Premier broyage du secteur concerné pour réouverture du milieu
Septembre 2000 deuxième broyage de finition pour permettre l’entretien par la fauche
2001 Avant Projet Sommaire par une équipe d’architectes 2001 à 2005 Fauche annuelle d’entretien
2002-2004 Mise en place du secteur définitif de tourbière acide
2005 Étude géotechnique sur la portance de la tourbière
Mai 2006 Choix des entreprises pour la mise en place du parcours sur caillebotis
Octobre 2006 Fin des travaux de la première tranche
2007 Aménagements complémentaires
2007 Rédaction d’un livret pédagogique
7 Septembre 2007 Inauguration du "Jardin de Tourbières"
Financement
Le principe de la création du Jardin de Tourbières se concrétise grâce aux financements européens obtenus dans le cadre du LIFE Nature et territoires en région Rhône-Alpes, ainsi qu'à ceux de l’État et du Conseil général respectivement de 57 520, 34 350 et 22 900 €.
Lien vers le site Internet du LIFE Nature et Territoires
Visiter le Jardin de Tourbières
Pour tout renseignement ou visites accompagnées, contacter le conservateur de la Réserve naturelle au 04 76 65 08 65
Télécharger le livret (8,04 Mo)
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